|Celui qui s'applique à la vengeance garde fraîches ses blessures.| Francis Bacon

|Celui qui s'applique à la vengeance garde fraîches ses blessures.| Francis Bacon


Quand on a peur, c'est qu'on ne sait pas quelle décision prendre.
Mais dans la vie, il faut que tu saches qu'on a toujours le choix.
Agir ou s'enfuir; Pardonner ou se venger; Aimer ou haïr.

Citation de Bernard Werber

# Posté le samedi 31 mai 2008 07:19

Modifié le mardi 14 juillet 2009 17:48

|Les adultes ne comprennent jamais rien à eux-mêmes et c'est fatiguant pour les enfant de toujours devoir leur expliquer les choses.| Antoine St Exupéry

|Les adultes ne comprennent jamais rien à eux-mêmes et c'est fatiguant pour les enfant de toujours devoir leur expliquer les choses.| Antoine St Exupéry


|||| Chapter One





« Je n'avais que 10 ans et je n'étais pas apte à comprendre, c'est ce que l'on me disait. Mais quand j'ai connu ce vide, j'ai sû que je comprenais bien plus vite que ce que dise les adultes » Eleen Traümer



Vendredi 26 Mars 2001 à 10h27


___Quelques rayons traversent les volets bleus d'une petite maison. A l'intérieur, le silence règne. Seul un doux tic-tac de l'horloge provenant du salon se fait entendre à travers la pièce. A l'étage, une petite fille ouvre difficilement les yeux avant de se les frotter de ses deux poings d'enfant. Elle se lève assez vite et file dans la salle de bain se préparer. Comme tous les matins, elle descend et déjeune autour de la table, seule. Sa mère dort encore et son père... Parlons-en de son père. Elle le qualifierai d'une personne sinistre, insupportable et hautaine. Il a toujours était très correcte. Que ce soit avec elle ou sa mère. Mais il n'a jamais fait l'effort de l'être avec les autres. Aujourd'hui, il est en séjour gratuit à la prison d'Hambourg et elle ne sait pour combien de temps encore. Elle se lève en attrapant un petit pain au cas où elle aurait une petite faim pendant le trajet. Elle prend un gilet noir, enfile ses baskets et sors le plus vite possible. La petite fille d'une dizaine d'années marchait le long des routes. Elle observait chacun des faits et gestes des passants. Certains tenaient leur parapluie de leur main droite pour se protéger si la pluie se mettait à tomber. Et d'autres s'arrêtaient pour parler avec d'autres promeneurs. Son visage d'ange s'élevait vers le ciel. Elle soupira et continua sa route. Sur le chemin, elle rencontra quelques copains et copines de son école. Mais elle ne s'y attardait pas. Il fallait absolument qu'elle le voit, qu'elle puisse lui parler encore une fois. Une fine pluie se mit à tomber. Elle regarda le ciel pour la seconde fois et maudissait Jésus qui, pour elle était le responsable de ce mauvais temps. Elle se mit alors à courir à travers les rues devenant sombre et vide. Cette pluie continuait à tomber de plus en plus, de plus en plus vite. Elle aussi, elle courue plus vite jusqu'à s'arrêter devant une maison presque identique à la sienne. Les feuilles volaient à ras du sol, le calme était plat. Pesant, certainement. La balancelle, qui était positionné près de l'entrée, grinçait au rythme de son balancement. Ses cheveux soyeux se mettaient en travers de ses yeux. Elle les bougea d'un revers de la main et son c½ur se mit à accélérer comme si, elle sentait qu'à ce moment même, un moment terrible allait s'abattre sur sa petite personne. Elle s'avança à pas lent près de la grande porte en bois. La petite brune leva sa main et toqua. Le son résonna dans l'entrée comme si l'intérieur semblait être vide. Elle avala difficilement sa salive. Elle se faufila alors dans le jardin et alla discrètement près du vivier où une petite cabane d'enfant était installée. Elle regarda à travers les fenêtres le cherchant désespérément. Mais, il n'y avait rien. Aucune trace de vie. Et encore moins la sienne. Elle dévia sa tête et aperçu un panneau en bois blanc. Elle regarda de plus prêt et pût alors entrevoir la signification "A VENDRE". Elle mit sa main devant sa bouche, stupéfaite. Elle recula d'un pas et se dirigea chez le voisin plus vite qu'il ne le fallait. Elle toqua deux fois, impatiente, avant qu'un homme d'une soixantaine d'année daigne à lui ouvrir. Il était plutôt enveloppé et se maintenait debout grâce à une canne. La vieilleisse lui ôtant certaines de ces capacités. Il la regardait d'un air désolé, ce regard qu'elle détestait.

-Eleen, dit-il, que fais-tu ici ?
-Je cherche mes amis, Grand-père, elle le regarda le suppliant de ne pas lui dire ce qu'elle redoutait.
-Ma petite puce... il hésita un moment avant de reprendre d'une voix faible, ils sont partis hier. Ils vont enfin réaliser leur rêve.

La jeune Eleen le regarda pétrifié avant de repartir chez elle, les mains dans les poches, le regard humide. Elle ne pouvait en aucun cas le croire. Il lui avait promis. Il lui avait juré.



_____Flash_______Back_____

-Que se passe-t-il ? La douce voix d'une petite fille se faisait entendre au creux de son oreille.
-Eleen, je .... Rien. Il ne voulait pas en parler mais elle ne voulait pas ne pas être informée.
-Tu veux un bisou magique ? Demanda-t-elle, le sourire aux lèvres, un air enfantin sur son visage.
-Ca ne résout pas toujours tout, dit-il d'une voix tremblante.
-Tu t'es encore fait grondé ?
-Non...
-Ton papa ne viendra pas à Noël ?
-Si, il viendra. Comme tous les ans.
-Je... Tu t'en vas ? les yeux écarquillés, elle priait dans sa tête pour que ce ne soit pas cela.
-Non... Mais avec Bill, on va essayer de réaliser notre rêve. Et si on n'y arrive, on fera comme tout les musiciens...
-On se verra encore, dis-moi ?
-Je... il râcla sa gorge. Regardes-moi dans les yeux, elle le regarda droit dans les yeux et une larme s'échapa du regard ténébreux du jeune garçon d'un ans son ainé, Je resterai là, avec toi, quoi qu'il arrive."


_____Flash_______Back_____



___Ses paroles résonnent encore dans sa tête. Cette conversation datée d'il y a deux ans déjà et pourtant, elle avait l'impression que s'était hier. "Je resterai là, avec toi, quoi qu'il arrive" Les larmes roulèrent sur sa douce joue rosie par le froid et s'échouèrent au creux de ses lèvres. Elle le savait, les promesses ne sont pas faîtes pour être tenu. Mais aujourd'hui, elle en était convaincue...




« Mais les choses ne durent pas pour toujours et d'une façon ou d'une autre
Elles n'arrivent jamais vraiment, elles n'arrivent jamais vraiment. »







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Un premier chapitre, pas des plus formidables. Celui-ci se passe lorsqu'elle avait 1o ans. Et le flash-back, 8 ans. C'est une petite parenthèse au cas où, certaines personnes n'auraient pas compris ce léger détail. Léger entre guillemet. Sur ce, Sally.

# Posté le samedi 31 mai 2008 12:58

Modifié le mardi 14 juillet 2009 18:24

|Je te hais pas pour ce que tu es; mais pour ce que tu as fait de moi.| Anaïs

|Je te hais pas pour ce que tu es; mais pour ce que tu as fait de moi.| Anaïs

|||| Chapter Two





« Si un jour, il m'avait dit que j'aurais eu besoin de lui, j'aurais rit à son nez. Aujourd'hui, je suis en tord... » Eleen Traümer



Samedi 29 Février 2008 à 18h32


___Un retour qu'elle attendait depuis maintenant quatre ans. Une personne qui, elle-seule, pouvait l'aider. Cette personne était une partie d'elle. Son sang coulait dans ses veines. Elle était son double, son portrait craché, et elle ne pouvait en aucun cas le renier; c'est une évidence. Aujourd'hui, tous ces regards se tournaient vers elle dans la rue. Elle entendait les murmures de ces personnes détestables qui parlent sans savoir grand chose. "Elle lui ressemble tellement. Est-elle comme lui ?" Les mères cachaient leur enfant derrière leur dos "Fais attention mon chéri". Des paroles qui la blessaient un peu plus chaque jour. Elle ne voulait pas être comme lui, elle ne devait pas être comme lui et pourtant, au plus profond d'elle-même, elle savait que quelque chose était identique à cet homme. Peut-on appeler ça un homme ?
___Elle attendait, assise sur une chaise positionnée en face du bar, qu'il rentre. La jeune adolescente regardait défiler les secondes qui lui paraissaient être des heures. Elle secoua sa tête et positionna sa main sur son front et soupira longuement. L'attente se faisait trop longue. Du haut de ses seize ans, elle comprenait très bien que le jour de ses dix-sept ans, sa vie changerait et ne serait plus jamais comme avant. Elle prenait le risque de vivre comme cela. Mais à quel prix ?
___La serrure de la porte d'entrée se fit entendre dans la cuisine. Elle releva sa tête et put apercevoir un homme d'une quarantaine d'année. Elle eu un sourire narquois, le même qui apparut sur le visage de cet personne tant attendu. Elle descendit de son tabouret et le salua. Un simple signe de la main suffisait.

-Bonjour, dit-elle.
-Tu as grandi depuis, il la scrupta de haut en bas.
-J'ai... elle hésita un certain temps. J'ai besoin de toi, Père.

___Un sourire s'installa sur le visage maigrichon de ce père. Il s'approcha d'elle et posa sa main sur son épaule. Il approcha ses lèvres près de son oreille. Son souffle chaud dans son coup, elle ravala sa salive, raclant sa gorge difficilement.

-Je savais qu'un jour, tu comprendrais, lui souffla-t-il.

___A ce moment précis, elle aurait tellement voulu ne jamais avoir comme géniteur, cet homme sinistre mais, il fallait l'avouer, sans lui, elle ne pouvait rien réussir. Elle monta très vite dans sa chambre sans prendre la peine de dire une seul autre mot. Avant de refermer sa porte, elle put entendre ses parents se disputaient. Cela ne cessera jamais. Leur mariage était une erreur, tout comme elle...
___Quelques mois passèrent et elle suivait son père partout où il allait. "Suivre, observer, reproduire ensuite." Seule consigne qu'il lui avait donné. Elle devait apprendre à se débrouiller, sans aide. Il lui avait déjà tout enseigné du plus petit détail au plsu grand. Il savait ce qu'il faisait instinctivement. Elle lui faisait confiance naturellement.


Jeudi 2 Novembre 2008 à 23h21

___Dans une petite grange, au fond de son jardin, elle s'y dirigea. C'était, comme leur salle de réunion. Personne ne pouvait y rentrer. Même pas sa mère qui devait attendre sagement à l'intérieur de la maison qu'ils se décident à rentrer unjour. Elle ouvra la grande porte blanche qui grinçait avec un simple petit coup de vent. Elle entra et alla tout au fond de celle-ci, regardant seulement devant elle. Il y faisait plus sombre que dans son grenier, aucune lumière arpentait le plafond. La pluie qui, dehors, tombait à vive allure, tapait sur le vieux bois violemment. L'impression qu'elle donnait fit frissonner la jeune Eleen. Elle aperçut une toute petite lumière un peu plus loin. Elle s'approcha d'un pas lent, peu courageux et put voir son soi-disant père. Elle accélèra légèrement le pas, plus seraine et s'installa tranquillement à ses cotés. Le silence prit place. Elle, de nature stressée, commençait à perdre sa patience.

-Apprends à être patiente Eleen, lui lança-t-il.
-Ca ne sert pas à grand chose de l'être dans la vie, rétorqua-t-elle avec cette insolence qui avait le don d'énerver son géniteur.
-Stop ! Si tu ne veux pas être patiente, arrêtes tout de suite, tu en auras grandement besoin, le ton de sa voix était devenu plus froide. Es-tu prête ? L'interrogea-t-il.
-Je pense...
-Non, tu ne dois pas penser. Tu dois en être sûre. N'oublies jamais que tu as très peu de temps. C'est très peu pour une amatrice de ton genre.
-Je ferais de mon mieux.
-Je l'espère, Eleen. Je l'espère pour toi. Mais pour moi aussi, répéta-t-il avant qu'elle ne se lève.

___Elle n'avait que quelques jours pour prouver à son père de quoi elle était réellement capable. Elle se devait de réussir. Le délai le plus important de toute sa vie, dira-t-on. Dans moins d'une semaine, elle devait s'y faire. Sa vie prendra une tournure différente de ce qu'elle avait pu imaginer petite.



_____Flash_______Back_____



-Quand on sera grand, on se mariera, annonça une petite voix enfantine d'un garçon.
-Et on aura des enfants, ajouta une petite voix féminine.
-Tu vivras comme une princesse dans un grand et beau château avec un beau cheval blanc, il rigolait.
-Et tu seras mon prince ? demanda-t-elle, timide.
-Heu... peut-être, il lui souriait de ses dents les plus blanches.
-Et, tu deviendras roi.



_____Flash_______Back_____



___Leur sourire et leur rire ne pouvaient pas présager qu'un jour, ces deux êtres se quitteraient. Ils jouaient et rêvaient de tellement de choses ensemble. Ils pensaient ne jamais devoir se séparer. Il savait qu'un jour, il partirait mais il pensait que ça aurait été avec elle. Elle savait qu'un jour, leur jeu ne deviendrait pas réel mais elle pensait qu'il resterait toujours près d'elle même en tant que simple ami. Leurs yeux pétaillaient de bonheur. Leur coeur battait à la chamade à chacun de leur regard. Mais tous le monde sait que tous les enfants grandissent et leurs belles paroles disparaissent avec le temps...
___Eleen, comme tous les soirs avant de s'endormir, appelle une de ses connaissance. Peut-on vraiment appelé cela comme ça ? Allongée sur son lit, elle pencha sa main à ras du sol et attrapa son portable fermement. Elle composa un numéro d'une traite, le connaissant par coeur et ça depuis quelques années maintenant. A l'autre bout du fil, une douce voix féminine se fit entendre.

-Je ne pourrais pas venir demain, dit Eleen sans un bonjour, sans un ça va, rien.
-Hum... Pourquoi ? demanda la jeune fille, la voix un peu endormie.
-Il revient demain, je dois aller le voir, June.
-Que vas-tu faire ? interrogea June interloquée.
-Je... Seulement lui parler.
-Lui parler de quoi ? La voix de celle-ci se fit plutôt méfiante.
-Je veux des réponses à mes questions, June. Tu comprends ?
-Je te connais bien maintenant, elle soupira. Apelle-moi demain soir, je te prie.

___Le bip sonore retentit dans l'appareil mobile. Elle venait de raccrocher sans un mot de plus. Eleen aimait beaucoup cette personne, elle l'avait aidé depuis qu'il était parti. June était, ce que l'on peut appelé, une vraie amie avec ses qualités et ses défauts, c'est vrai. Mais elle était la personne qui l'empêchait parfois de commettre certaines erreurs irréparables...
___Elle finit par s'endormir avec ce visage qu'elle hait autant qu'elle a aimé. Demain serait une nouvelle journée, un nouveau chemin, une nouvelle vie... Un nouveau mode d'emploi...












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Et un second chapitre. Je n'en suis pas forcément fière. Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas. Posez-les. Sur ce, Sally.

# Posté le mardi 03 juin 2008 11:54

Modifié le mardi 14 juillet 2009 19:36

|Parfois, il vaut mieux ne rien dire qu'en dire trop.| Auteur Inconnu

|Parfois, il vaut mieux ne rien dire qu'en dire trop.| Auteur Inconnu


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|||| Chapter Three




« Le silence, qui nous entourait, me montrait à quel point il m'avait manqué... » Eleen Traümer



Vendredi 3 Novembre 2008 à 10h32



____Elle est installée sur son canapé attendant onze heures, toujours avec cette impatience surprenante. En ce jour, comme tous les jeunes de son âge, elle devrait être en famille pour fêter son dix-septième anniversaire dans la joie de vivre. Un sourire rayonnant devrait s'afficher sur son visage. Mais, elle n'est pas comme les autres, on lui a prouvé plus d'une fois maintenant. La télécommande dans la main droite, elle zappe les chaînes sans rien trouver d'intéressant. La télévision n'est pas l'un de ses passe-temps favoris; c'est un fait. Ses yeux se ferment doucement mais elle lutte pour ne pas s'endormir. La bataille est rude et la fatigue l'emporte. Mais dans un fracas, une porte claquae. Celle-ci sursauta et regarda qui était la cause de tout ce bruit. Ce n'était que son père.

-Tu as 10 minutes de retard, annonça-t-il.

____Eleen soupira avant de se lever, elle fixa son père avec ce regard noir dont elle seule connaissait le secret, prit une de ses vestes pendues sur le porte-manteau et sortit en prenant bien soin de prendre son portable posé sur la petite table positionné à coté de la porte. Elle marcha pendant quelques minutes, frissonnant au contact du vent sur sa peau douce. Tout en marchant, elle écoutait Happy Ending de Mika. Une chanson qui lui tenait à c½ur. Chaque paroles prononçait, lui montrait à quel point, sa vie ne se finirait peut-être pas comme elle l'aurait voulu, comme elle l'aurait imaginé. Pas de fin heureuse. Après tout, elle détestait le bonheur, comme elle pouvait aimer le malheur. En partant sans un mot, il lui avait brisé tout ces rêves l'empêchant de continuer sa route sans lui, sans sa voix, sans son regard...
____Alors que la chanson se terminait, elle appuya sur stop et s'arrêta au beau milieu d'un parc. Elle observait chaque endroit dans l'espoir de le voir comme dans ses souvenirs. Sa tête tournait dans tous les sens quand ses yeux se stoppèrent sur une forme assise sur un banc non loin d'elle. Elle plissa les yeux, cherchant à démasquer cette fine silhouette, chacun de ses gestes étaient analysés dans les plus petits détails. Elle finit par s'y approcher et s'installa aux cotés de ce qui semblait être un jeune garçon. Elle ne l'avait pas encore regardé mais elle savait que c'était lui. Malgré qu'il soit plus âgé, il était resté le même dans sa façon de se comporter. Même son odeur n'avait pas tellement changé.

-Pourquoi es-tu parti sans prévenir ? demanda-t-elle sèchement.

____Le jeune garçon sursauta, il tourna, alors lentement, la tête vers elle et la regarda de ses deux grands yeux noisettes qui la faisait, dans le temps, frissonnait. Il l'avait reconnu malgré qu'elle soit différente, il savait très bien que c'était elle. Les mêmes traits, le même regard, les mêmes mains... Tout était similaire à l'enfant qu'il avait connu. La fille qu'il avait aimé sans jamais lui avouer. Que ressent-il aujourd'hui... Les longs cheveux d'Eleen volaient au grès du vent. Elle les repoussa de sa main droite et les remit derrière son oreille. Le silence avait pris possession de ce moment. Il n'osait rien dire, stupéfait de la revoir maintenant et si tôt. Elle attendait une réponse à sa question. Mais patiente, elle serait.

-Comment as-tu su que j'étais ici ? interrogea-t-il le regard vide.
-Une question de hasard, elle s'arrêta pendant quelques secondes avant de reprendre, Tu n'as pas répondu à ma question.
-Pourquoi veux-tu savoir ? Ca ne t'aidera pas, je peux te l'assurer.
-Tu n'as jamais assuré.

____Elle soupira, exaspéré de ce comportement si fier. Il se leva et s'appuya contre l'arbre juste à coté d'eux. Le silence avait repris forme. Les branches d'arbres nues s'entrechoquaient tandis que des hirondelles volaient vers un pays plus chaud, où elles prenaient un chemin vers une nouvelle destination. Les mains dans les poches de son baggy, le jeune blond leva la tête vers le ciel.

-Désolé, il avait dit ça dans un coup de vent que même elle, avait eu un léger mal à décrypter.
-Je ne veux pas de tes excuses, juste une réponse.
-Eleen, je... Comprends-moi.
-J'essaie de te comprendre, mais tu ne m'expliques jamais rien, Tom.

____Elle détourna la tête vers le dénommé Tom. Il avait le regard perdu, il était autre part. Il pensait à quelque chose, réfléchissait à cette question qui, apparemment lui-même, ne trouvait aucune réponse. Il jouait avec son piercing, au labret décalé gauche, nerveusement. Les jambes croisés, le dos et la tête appuyés contre l'écorce de l'arbre, il soupirait, haussant les épaules.

-Tout ça est allé beaucoup trop vite. Tu sais, quand nous avons eu ce contrat, nous sommes très vite partis. Nous n'avons eu le temps de rien, il baissa la tête.
-Oublier ses amis, c'était dans le contrat ?

____Elle se leva et repartit dans la même direction qu'elle était revenu. Mais Tom ne l'entendait pas de la même oreille, il prit son bras fermement et la retourna dans un geste brusque pour être face à elle. Ils se regardèrent un long moment. Plus rien n'existait autour d'eux appart elle, appart lui. D'un point de vue extérieur, on aurait pu croire à un amour dévorant, fidèle. Mais qui connaît leur vraie histoire.

-Je ne t'ai jamais oublié.
-Pourquoi n'as-tu jamais donné de nouvelles ?
-Ca me fait plaisir de te revoir, il revissa sa casquette comme il le faut, Pardonnes-moi.
-Pour ma part, Tom, je t'ai déjà pardonné et ça, depuis très longtemps maintenant.

____Elle enleva son keffieh, le déplia soigneusement et le mit sur l'herbe humide afin de s'asseoir sur celui-ci, elle y invita Tom qui ne refusa pas l'invitation. Le silence était toujours accroché à cet endroit. Eleen se mentait comme elle mentait à Tom. Mais, c'est pour le bien de tous. Dans le fond bleu de ses yeux, on pouvait y apercevoir de l'amertume, de la tristesse et par-dessus tout de la rage. Rage envers un garçon l'ayant abandonné, il y a sept ans et, ne trouvant aucune excuse valable à tout ça, aujourd'hui.
____Les heures défilaient et, ils étaient encore là à ne rien dire, à seulement regarder le ciel et ses horizons. Comme un monde endormi, comme un sentiment oublié, la lueur qui aveuglait leur regard n'était pas le même que dans leur enfance. Eleen exprimait ce que Tom voulait voir et il exprimait ce qu'il voulait faire voir. Une discussion du regard en un seul et unique sens.

-Tu es là pour combien de temps, encore ? elle venait de briser ce moment intense et important aux yeux du jeune homme.
-Demain, il ne me restera plus que 28 jours.

____Un sourire narquois, presque mesquin, s'installa au coin des lèvres de la jeune brune, discrètement. Pour le moment, tout était parfait. Tout allait comme prévu. Ils finirent par se quitter, en se promettant de se revoir dès le lendemain. Tom embrassa rapidement Eleen sur sa joue et partit en courant. Tandis qu'elle reprit le chemin inverse. Sur la route, elle pensa à ses sept années passées sans lui. Au fond d'elle, il lui avait manqué mais, sa fierté prenait toujours le dessus sur ses sentiments. "28 jours" résonnait dans sa tête comme un bruit strident, pénible. Aujourd'hui, le temps de se venger était enfin arrivé.
____En entrant chez elle, sa mère la suivait du regard, cherchant désespéramment une réponse à sa question. Eleen s'installa sur l'un des deux tabourets près du bar et se servit un verre d'eau. Elle le but d'une traite sans faire attention ni à sa mère debout près de l'évier ni à son père assis sur l'une des chaises autour de la table. Quelques instants après, elle se dirigea vers les escaliers et commença à monter quand une main se mit sur son bras. Elle sursauta dans un petit cri de frayeur.

-Mais tu es folle, maman, dit-elle encore sous l'effet de la surprise, le souffle plus rapide.
-Excuse-moi, elle hésita. Tu les as revus ?
-De qui parles-tu ?
-De Tom et de Bill. Je t'en supplie Eleen, ne fait pas l'innoncente.
-Seulement Tom, elle soupira.
-Vous vous êtes parlé ? demanda-t-elle, l'inquiétude se lisant dans son regard.
-Très peu.
-Il vaut mieux ne rien dire qu'en dire trop.

____La voix de son père résonnait dans toute la pièce en un écho effrayant. Elle ferma les yeux se dégageant de l'étreinte de sa mère et monta rapidement les marches jusqu'à atteindre sa chambre. Elle se jeta sur son lit qui celui-ci grinça. Elle repensa à son père, un père absent, non-communicative, maladroit... Elle pourrait lui trouver des milliers de défauts sans jamais trouver une seule qualité. Ou peut-être une. Il avait le don d'aider les gens. Non dans la façon qu'on pense mais d'une autre manière. Mais pouvait-on vraiment appeler ça un père ? Pour elle, c'était un homme qui l'aider aujourd'hui à réussir quelque chose, mais il est un homme comme tous les autres avant tout, qui abandonne du jour au lendemain tout ce qu'ils ont construit pendant des années. Un peu comme lui...
____Clak. Bruit contre sa fenêtre. Elle se leva encore endormi et ouvrit sa fenêtre doucement. Elle se pencha lentement, histoire de voir qui pouvait bien lui rendre visite à cette heure-ci. La tête ailleurs, elle se prit la fenêtre dans le nez. Une personne venait de l'ouvrir avec beaucoup plus de force qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Elle secoua la tête et vit June, assise sur le rebord de la fenêtre, le sourire aux lèvres se retenant de rire.

-Tu connais les portes ? demanda Eleen en se frottant le nez., légèrement rouge.
-Arrête de frotter comme ça, June éclata de rire, tu vas ressembler à un clown.
-Je ne trouve pas ça drole, j'aurais pu me faire mal.
-Eleen, soupira-t-elle, tu es la première à te jeter dans le fossé. Et joyeux anniversaire.
-Que fais-tu ici ? Elle ne fit pas attention au souhait de June, n'aimant pas cette marque d'affection que l'on pouvait porter pour un jour aussi banal.
-Alors ?
-Alors quoi ?

____June leva les yeux au ciel et se jeta dans le lit de son amie. Elle se mit sur le dos, les bras croisés sous sa tête, les yeux rivés vers le plafond. Elle attendait la réponse à sa question. Elle savait très bien qu'Eleen avait compris le sens de sa question, de quoi elle voulait parler. Elles restèrent une bonne vingtaine de minutes sans parler en fixant toutes les deux une chose pas très intéressante. Un soupir se fit entendre dans la chambre aux murs vert et noir.

-Il n'a pas eu le temps de me prévenir de son départ.
-C'est peut-être vrai, heureuse d'avoir obtenu sa réponse.
-Ne sois pas de son coté, s'il te plaît.
-Je dis juste ce que je pense. Que vas-tu faire maintenant ?
-Je ne sais pas, elle s'installa près de June.
-Je ne te crois pas.
-Comment ça ? Eleen se mit sur ses coudes afin de mieux voir son amie.
-Ne me mens pas, Eleen.
-Ah oui ! Et que vais-je faire, Madame je-sais-tout ?
-Justement, je ne sais pas. C'est pour ça que je te pose la question, idiote.
-June, écoute-moi. Tu vas me faire le plaisir d'arrêter avec tes questions, elle me perturbe.
-Comme tu voudras, elle soupira, je vais juste te donner un conseil d'amie. Réfléchis à deux fois avant d'agir.
-June...

____Trop tard, la dénommée June s'était volatilisée à travers la fenêtre. Elle ne voulait en aucun cas la blesser. Ce n'était pas son intention. "Réfléchis à deux fois avant d'agir" Pour elle, c'était déjà tout réfléchi. Il l'avait profondément vexé. En elle, une blessure s'était ouverte et ne s'était jamais refermée. Tout était déjà bien réfléchi. Elle referma la fenêtre en visualisant ses rues sombres à la recherche de June mais aucune trace d'elle. Elle avait déjà disparu dans la nuit glacial. Elle soupira et la claqua en la verrouillant. Elle se mit sous ses couvertures et ferma les yeux. Le sourire accroché à ses fines lèvres, elle partit vers le merveilleux pays des songes...












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Chapitre trois en ligne. Peut-être certains trouveront que c'est un peu rapique. Mais j'ai mes raisons. Vous verrez très vite, par vous même, que cela va se ralentir assez rapidement. Sur ce, Sally.

# Posté le mercredi 11 juin 2008 07:29

Modifié le mardi 14 juillet 2009 20:15

|Les difficultés de la vie ne sont que de simples montagnes à franchir..| Auteur Inconnu

|Les difficultés de la vie ne sont que de simples montagnes à franchir..| Auteur Inconnu

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|||| Chapter Four



« Je pensais que tout aurait été fait dans la simplicité. Mais, je m'étais, encore une fois, trompée. » Eleen Traümer



Samedi 4 Novembre 2008 à 14h43



____A ses heures perdues, assise sur un petit muret, les jambes balançant de droite à gauche, la tête baissée, elle soupirait d'ennui. Elle l'attendait depuis maintenant une demi-heure. La colère montait en elle, mais elle essayait avec tant de bien que de mal de se contrôler. Patiente, elle devait l'être. Elle sortit son portable de sa poche avant droite, et observa l'heure qui affichait "14h52", maintenant. La ponctualité, de ce retardataire, n'avait jamais été l'une de ses plus grandes qualité. Elle se mordillait la lèvre inférieure gauche cherchant à calmer la fureur qui s'échaffaudait un peu plus en elle, à chaque seconde à l'attendre.
____Une présence près d'elle la fit sursauter. Elle releva la tête assez vite. Il était enfin arrivé. Une seconde personne se trouvait près de lui. Une personne plutôt différente du dreadeux. Elle le regarda avec précision. Le fixant, les yeux plissés. Son visage lui rappelait vaguement quelque chose mais elle n'arrivait plus à lui fournir un nom. Elle avait beau chercher dans ses souvenirs, elle ne se souvenait guère de qui il était. Comment pouvait-elle oublier une chose pareille ?
____Un quart d'heure passa sans qu'elle ne dise quoi que ce soit. Eux non plus d'ailleurs. Elle cherchait toujours son nom convaincue de l'avoir déjà vu quelque part. D'un geste brutal, elle sauta de son muret, les pieds clos sur le sol et se redressa vivement. Elle s'approcha de cette personne doucement. Elle pencha légèrement la tête vers la gauche et sourie. Toujours ce sourire narquois que personne ne devinait. Dont personne ne savait ce qui se cacher derrière.

-Bill, dit-elle d'une fine et douce voix.

____Celui-ci souria de toutes ses dents. Heureux qu'elle l'est enfin reconnue. Il s'avança vers elle, certainement pour la prendre dans ses bras. Mais comme chaque retrouvaille, elle ne fit aucun signe de contentement, de joie... Elle était tout à fait naturelle, sans expression. Elle leva tout simplement son sourcil droit. Tom haussa les épaules vers son frère qui leva les yeux au ciel un peu énervé du comportement de cette dernière...
____Deux autres personnes arrivèrent entre temps s'installant aux cotés des trois jeunes maintenant assis sur l'herbe fraîches du parc. L'un étant petit, blond, laissant paraître une ressemblance avec un nounours. Une apparence des plus trompeuses. L'autre étant un peu plus grand, les cheveux mi-longs, brun, le visage un peu plus dur que le premier. Eleen ouvrit les yeux en grand avant de baisser sa tête jouant avec des brindilles d'herbes, contrariée. Elle ne s'attendait pas à cela. Pas à eux. Ils ne devaient, en l'occurence, ne pas se trouver présent. Ils n'étaient pas censés être de la partie. Tout se complique, à cet instant-même. Elle ne devait, pourtant, pas se laisser dépasser par les événements. Une solution devait être trouvé à ce contre-temps. Une vois grave finit par la sortir de ses profondes pensées.

-Que disais-tu ? répondit-elle, quelque peu déconcertée.
-Tu te trouvais à des kilomètres à la ronde. A quoi, pensais-tu, dis-moi ? demanda Bill pour la seconde fois.
-Je ne.., bégaya-t-elle, cherchant ses mots pour construire une excuse valable. Rien d'intéressant, pour toi.
-Au fait, moi, c'est Georg et là, c'est Gustav. Et nous sommes..., tenta-t-il de dire entre temps avant qu'elle ne lui reprenne la parole.
-Les membres du groupe, Tokio hotel, soupira-t-elle, énervée.

____Le prénommé Georg avança sa main comme pour entamer une petite amitié. Mais Eleen refusa pertinemment de lui serrer la main, lui lançant un regard des plus noirs. Il la rebaissa alors gêné de la situation. Le blond, autrement dit Gustav, l'observa attentivement. Son attitude l'attirait. Il ne la comprenait pas, et cela, le tentait. Sa curioté se réveilla, laissant planer une atmosphère attrayante. Un obstacle qui semblait gêner la jeune brune. Un obstacle des plus contraignant qu'il soit.

-Agis-tu toujours de cette manière ? La voix de Gustav brisa ce silence.
-Ne t'en fais, donc, pas. Elle est juste..,Tom n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'Houna l'interrompue.
-Je ne suis pas gestuelle. Peut-être, encore moins, démonstrative. Et je m'en excuse, alors.
-Ce n'est aucunement de sa faute. Tom cherchait désespérément des excuses complètement inutiles.
-Arrête cela, je te prie. Je n'ai pas besoin d'excuse. Je suis ce que je suis, simplement.
-Une personne froide, répliqua Gustav.
-Glacial, même.

____Les deux jeunes se lancèrent un regard qui pouvait en dire long sur leur état d'esprit. Les trois autres essayèrent de rendre la tension minime, mais rien ne pouvait les arrêter. Ils continuaient à se regarder toujours avec ce même regard déplorable. Georg était interloqué de la situation, Tom un peu énervé tandis que Bill ne comprenait pas comment elle avait pu changer en sept ans. La jeune fille si joyeuse, si souriante auparavant, est aujourd'hui devenue une personne détestable. Il n'arrivait pas à lui en vouloir. Il en n'avait pas, non plus, le droit. Tout comme son jumeau. Peut-être, était-ce la conséquence pour s'en être allé trop vite. S'il savait.
____Elle sortit de sa poche droite de son gilet, un petit paquet blanc et un briquet. Elle prit une cigarette et la plaça délicatement entre ses lèvres. Elle l'alluma et rangea le tout dans sa poche, tirant une latte sur celle-ci avant de laisser la fumée s'échapper par ses narines. Tom lui jetta un regard furtif du coin de l'oeil, encore blessé de son comportement. Il se leva lentement et se mit derrière elle, tandis que dans un geste vif, il lui retira la cigarette des mains avant de l'envoyer dans l'eau de la fontaine près d'eux. Elle se retourna et se redressa, fronçant les sourcils.

-Que t'est-il arrivé, à cet instant ? Aboya-t-elle.
-Tu ne devrais pas.
-Depuis quand, me donnes-tu des ordres ?
-Ce ne sont pas des ordres, Eleen. Juste un conseil qui pourrait être util.
-A l'avenir, fais preuve de sagesse. Ne garde tes conseils que pour toi.
-Tu nous en veux toujours, n'est-ce pas ?
-Non, sa voix se mit à trembler. Mentir n'était peut-être pas son fort.
-Quelle est la raison de tes réactions, alors ? Son regard se remplissait d'incompréhension.
-Ne me pose pas de question futile.

____Et sans que personne ne puisse comprendre pourquoi, elle partie sans prendre la peine de se retourner une seule et unique fois. A quoi bon essayer de la rattraper ? Une chose la troublait, et il l'avait très bien compris. Or, le problème d'Eleen était, avant tout, sa propre personne et son frère. Gustav la regarda partir, les sourcils froncés. Pour lui, elle couvrait un mystère.. Elle devait, certainement, s'apprêtait à agir d'une sorte effroyable. Georg et Bill s'unisse. La raison de son départ furtif n'est autre que le choc et la rancoeur qu'elle éprouve face à ces deux amis d'enfance. Cependant, le jeune blond est à proximité de la vérité.
____Eleen rentra chez elle en prenant bien soin de claquer la porte derrière elle. Le jouet de son chien, malencontreusement, sur le sol, se retrouva projeter contre le mur. Une personne assez grande, les cheveux mi-longs gris, le visage endurci, ridé, et barbue; l'attendait patiemment adossé contre cette même facade.

-Tes émotions sont intables, lui dit-il avec une voix grave qui la fit frémir.
-Je ne te comprend pas.
-La façon dont tu leur parles.
-M'aurais-tu suivie ? dit-elle, surprise.
-Ne sais-tu pas que je ne me déplace jamais ?
-Comment as-tu pu ?
-Là n'est pas la question. tes sentiments, oublie-les.
-Comment ?
-Si tu le veux réellement, alors tu trouveras toi-même.

___Elle devait, à partir de maintenant, se contraindre à se forger une autre carapace autour d'elle. Parler, sourire, rire Toutes ces choses que jamais, elle n'aurait eu l'audace de penser faire auprès d'eux. Elle se souvenue de sa journée, entouré de deux personnes contraignantes. Assoiffée de vengance, elle entrouvrit les lèvres une nouvelle fois, s'adressant à son interlocuteur, affichant un air sévère sur son visage.

-Je suis face à un léger problème.
-Georg et Gustav ? répondit son père, décontracté.
-Georg est une personne bien naïve. Le second, non. L'intelligence est bel et bien un facteur de puissance, chez lui.
-En es-tu sûre ?
-Parfaitement.
-Un conseil, il s'approcha d'elle et posa son index sur le front de sa fille. Réfléchis correctement à la solution.
-Qu'aurais-tu fait à ma place ?

___Il la toisa, un grand sourire étirant ses lèvres docilement. Une question qui ne devait, peut-être, pas être posé à un homme comme celui-là. Il reprit la poignée de sa mallette entre ses doigts, reprit possession de ses clés et se dirigea vers la porte d'un pas distinct. Il l'ouvrit et avant de la refermer, il se retourna vers Eleen, un rire nerveux s'échappant d'entre ses lèvres.

-Voyons. Ce que je fais tous le temps.

____La porte se referma, laisant entrer un vent froid, entre temps. Une nouvelle phrase qui se répétait sans cesse dans son esprit. Elle se sentait capable d'accomplir ce qui était dû. Mais des dizaines de questions se bousculaient sans qu'elle ne puisse en trouver une digne réponse. De ses deux fines mains, elle entoura son visage. Le secouant faiblement, un long soupire s'échappant de son être fatidique. Demain serait un nouveau jour. Et si seulement, ces deux humaines ne s'étaient pas trouvés là où ils n'auraient pas dû être. Si seulement, ce petit homme blond n'avait pas une capacité hors normes à découvrir chaque parcelle cachée. Tout aurait été beaucoup plus simple. Tout serait, déjà, presque fini..













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Chapitre quatre en ligne. J'espère qu'il ne vous aura pas trop déçu. Pour ma part, je n'en suis pas encore bien fière, appart quelques passages. Rien de bien attrayant. Sur ce, Sally.

# Posté le dimanche 22 juin 2008 12:45

Modifié le vendredi 28 août 2009 15:36